vendredi 20 mai 2016

Quelques photos de Notre-Dame de Paris


Le Choeur classique de l'Outaouais à Notre-Dame de Paris
Les sopranos
Le CCO à gauche avec le Kantorei am Rockenhof à droite

Les deux premiers concerts complétés

Fin de l'après-midi, le vendredi 20 mai, et quelle journée! Nous avons donné aujourd'hui deux prestations ici à Paris : la première à la cathédrale Notre-Dame et l'autre dans le Jardin du Luxembourg, propriété du Sénat français.

La journée a débuté avec une certaine nervosité et excitation chez les choristes; ça se sentait. On a beau se préparer, mais quand vient le moment où on est devant Notre-Dame, c'est réel.

Nous sommes arrivés à la cathédrale vers 10 h et avont été escortés dans une petite salle au sous-sol; la descente se faisait par un petit escalier en colimaçon et très étroit. On imaginait bien les religieux descendre ces escaliers après leurs temps de prières et de méditations.

On s'est rassemblé ensuite dans le choeur de la grande église pour un réchauffement et une dernière répétition éclair. Finalement, le grand moment est arrivé. Installé devant l'autel, c'est le temps de chanter. On entonne le Locus Iste de Brückner, le Magnificat de Monteverdi et le Tollite Hostias de Saint-Saëns. La foule était assez nombreuse et on sentait qu'elle appréciait vraiment notre prestation.

Au tour du choeur allemand de faire sa prestation, et nous sommes revenu sur scène pour chanter tous ensemble Jauchzet dem Herren alle Welt (Psaume 100 et Doxologie) de Heinrich Schütz.

Après l'expérience à Notre-Dame, nous nous rendons directement au Jardin du Luxembourg pour notre deuxième prestation de la journée. Là, sous le kiosque à musique, le Kantorei am Rockenhof commence en présentant un chant suédois, du Brahms et du Mendelssohn.

Puis, c'est le tour du CCO. Un problème technique avec notre amplificateur nous empêche de profiter de notre piano obtenue à grande peine - mais comme on dit en anglais : "The show must go on". Alors, après quelques ajustements, on présente un programme a cappella. On chante du Debussy, The Mi'kmaq Song de Lydia Adams et deux chants tirés de notre répertoire sacré du matin.

On termine avec le Schütz en polychoralité, pour souligner la collaboration entre le choeur allemand: Kantorei am Rockenhof et le choeur canadien: Choeur classique de l'Outaouais.

En somme, une superbe expérience comme choriste et un très bon début pour notre tournée européenne.  Deux prestations accomplies; 6 autres à faire.

Deux jours de répétitions à Paris

Nous sommes arrivés à Paris il y a quelques jours à peine, et déjà, on a notre première prestation ce matin.

Après un vol Ottawa - Montréal - Paris, on est arrivé mercredi matin et on s'est vite mis au travail. Pas une minute à perdre; nos collègues allemands nous attendaient.

Les répétitions se déroulent dans une charmante salle à la Maison des étudiants canadiens (MEC) située dans la Cité universitaire à Paris. Les deux choeurs s'y sont rencontrés afin de préparer les premières prestations. Chaque choeur prend une heure pour travailler les chants qu'il chantera seul et ensuite on prend deux heures pour travailler ensemble sur nos pièces polychorales, dont Enchantements du monde qu'on prépare pour le grand concert à Hambourg le 28 mai prochain.

À la fin de la deuxième journée, on s'est rencontré pour une soirée sociale bien méritée. Le temps de se divertir et d'interagir dans une atmosphère un peu plus détendue afin de mieux se connaître et de lier de nouvelles amitiés. Avec une table garnie de nourriture bien présentée pour grignoter et du bon vin à déguster, les gens se sont vite mis à l'aise et les deux groupes ont très bien fusionnés.

La soirée s'est terminée avec de chants interprétés par les choristes avec Frédéric et Timo prenant chacun leur tour au piano. Quand on rassemble tous ces chanteurs et musiciens, peut-on s'attendre à ce que ça se termine autrement?


mardi 10 mai 2016

Du 17 au 29 mai 2016, le Chœur classique de l’Outaouais en tournée européenne!



Gatineau, le 10 mai 2016  A l’occasion de son 30e anniversaire, le Chœur classique de l’Outaouais (CCO) est heureux d’annoncer sa tournée européenne. En effet, le CCO se rendra en France et en Allemagne du 17 mai au 29 mai pour offrir des concerts sous la direction de Tiphaine Legrand; il sera accompagné au piano et à l’orgue par Frédéric Lacroix. Le CCO y rencontrera le chœur allemand de Rockenhof de Hambourg-Volksdorf et les deux chœurs chanteront en polychoralité à Paris et en Allemagne. De plus, le Chœur donnera des concerts solos et mettra à l’honneur des œuvres canadiennes, ainsi que trois œuvres de compositeurs de la région. 

À Paris, les deux chœurs donneront des prestations à la Cathédrale Notre-Dame et au kiosque de
musique du Jardin du Luxembourg. Puis, lors de son concert solo à l’église de la Madeleine, le CCO fera honneur à l’Outaouais en chantant les œuvres de Tony Dunn et Léon Colibris, gagnantes du concours de composition chorale et inspirées de la poésie d’Andrée Christensen. Le CCO présentera de plus une œuvre de Frédéric Lacroix, puis rendra hommage aux Canadiens Donald Patriquin, André Mathieu et Lydia Adams, en plus de chanter des œuvres de Monteverdi, Bruckner, Saint-Saëns et Fauré.

En compagnie du Chœur de Rockenhof, le CCO chantera aussi aux églises Notre-Dame de Lübeck, Saint-Michel et Saint-Jacques de Hambourg et à Rockenhof de Volksdorf. Ce dernier concert sera grandiose : les deux chœurs seront accompagnés par un grand orchestre à cordes, à l’orgue et au piano
pour la création de Enchantements du Monde de François-Hugues Leclair.

« Ce genre de tournée tient presque de l’exploit souligne Tiphaine Legrand, et en même temps, quel beau cadeau que s’offre le Chœur pour célébrer le chemin parcouru depuis les 30 dernières années! Cela va être très émouvant de chanter dans la Cathédrale Notre-Dame et dans les églises allemandes qui ont été construites pour accueillir plusieurs chorales ».

Suivez les périples de la tournée du Chœur en visitant ce blogue.

Quelques dates à retenir
À Paris :
Le 20 mai, 11 h : Cathédrale Notre-Dame *
Le 20 mai, 13 h 30 : Kiosque du Jardin du Luxembourg *
Le 21 mai, 13 h : Maison des étudiants canadiens, Cité universitaire
Le 23 mai, 16 h : Église de la Madeleine

En Allemagne :
Le 26 mai, 11 h 30 : Église Notre-Dame de Lübeck
Le 27 mai, 12 h : Église Saint-Michel de Hambourg
Le 27 mai, 18 h : Église Saint-Jacques de Hambourg *
Le 28 mai, 18 h : Église Rockenhof de Volksdorf *


*Avec le Chœur Rockenhof

jeudi 28 avril 2016

Souvenir de notre concert Musique d'ici et d'aujourd'hui


Les 23 et 24 avril passés, nous avons présenté notre concert Musique d'ici et d'aujourd'hui. Si vous avez suivi ce blogue, vous avez appris que c'était un hommage à nos compositeurs contemporains, qui ont été inspirés par les mots écrits par un autre auteur.
Tony Dunn, lauréat du concours de composition
Andrée Christensen, auteur de Cigale d'avant-poême
La causerie
Léon nous parle; Andrée écoute
L'animateur: François-Hugues Leclair
Léon Colibris: gagnant du prix de la relève
Le concert a été marqué par les œuvres gagnantes du concours de composition lancé à l'occasion de notre 30e anniversaire. Afin d'offrir au public la chance de bien apprécier ces créations, nous avons invité nos deux lauréats, Tony Dunn (Mantras de la Terre) et Léon Colibris (Cigale d'avant-poème), ainsi que la poétesse franco-ontarienne, Andrée Christensen, qui a écrit le très beau texte chanté dans ces oeuvres, à participer à une causerie d'avant concert. Animé par François-Hugues Leclair, et accompagné au piano par Frédéric Lacroix, le public a pu vivre un moment privilégié en apprenant ce qui inspire un compositeur et comment on se sent quand sa création en musique ou en mots, prend vie en sortant de la page pour être appréciée dans une toute autre lumière.
Après cette causerie informationnelle, ce fut le temps de faire de la musique. Les choristes, avec la participation de Frédéric Lacroix au piano et sous la direction de Tiphaine Legrand ont présenté ces nouvelles œuvres, ainsi que plusieurs autres chants d'artistes canadiens et français, inspirés pas des poèmes, tel que décrit dans les précédents billets de ce blogue.


À la fin du concert, nous avons souligné que la prochaine fois que ces œuvres seraient chantées serait dans les grandes églises de Paris et Hambourg. Et maintenant, nous partons en tournée européenne afin de partager ces chants au-delà de nos frontières.

Nous remercions tous les gens qui sont venus nous encourager à l'occasion de ce concert printanier. J'espère que vous l'avez vécu avec autant de satisfaction et de plaisir que nous avons eu à vous le présenter.

(Photos gracieuseté de Richard Tardif)

samedi 23 avril 2016

Musique d’ici et d’aujourd’hui : le dessert



Le dessert, c’est un dernier service à la fin d’un repas, après que la table ait été desservie. Normalement sucré, il permet de finir le repas dans un air de détente et de relaxation. Et voilà ce que nous vous offrons avec Fauré, Debussy et Mathieu.

Un madrigal est une composition de musique vocale profane de la Renaissance ou du début du Baroque, traditionnellement polyphonique et non accompagnée. Le Madrigal de Fauré en est un créé avec les mots d’un poème d’Armand Silvestre. Fauré l’a composé comme cadeau de mariage pour son ami André Messager en 1883.

Debussy s’est inspiré des poèmes de Charles d’Orléans, le neveu du Roi Charles VI de France et vraisemblablement le meilleur des poètes courtois du 15e siècle.  Les Trois chansons de Charles d’Orléans ont été composées en 1908, mais deux d’entre elles ont en fait été écrites plus tôt, soit en 1898 pour un chœur fondé par un ami de Debussy, Lucien Fontaine.  Nous présentons Dieu! qu’il la fait bon regarder, une chatoyante chanson d’amour ainsi que Yver, vous n’estes qu’un villain, qui réprimande l’hiver pour sa cruauté.

Finalement, André Mathieu, le Mozart canadien en général trop méconnu. Né à Montréal, il commença à composer à un très jeune âge : à trois ans il composa Les petits canards, à 8 ans Hommage à Mozart enfant, à 10 ans Été canadien. Il a composé plusieurs mélodies sur des poèmes de Paul Verlaine, dont Les chères mains qui est dédiée à sa mère, et que nous chantons. Nous terminons le concert avec Si tu crois, inspiré d’un poème de Jean Laforêt. En 1968, André Mathieu décède subitement à Montréal à l’âge de 39 ans, sans postérité. Ce génie musical de chez nous mérite d’être découvert et redécouvert. Nous vous en offrons un simple aperçu ce soir.

jeudi 21 avril 2016

Musique d’ici et d’aujourd’hui : le trou normand


Le trou normand est un petit verre de Calvados pris entre les services d’un long repas, avec un sorbet de pomme ou de poire, afin de réveiller l'appétit. Nous recommençons après la pause, avec un trou normand de trois chants contemporains qui sauront sûrement capter votre attention.

Le « Mi’kmaq Song » est un chant de rassemblement du peuple Mi’kmaq. Les Mi’kmaq sont un peuple de nos Premières Nations qui se trouvent surtout en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, mais aussi avec une présence assez importante au Québec. Ce chant, qui évoque les sons de la forêt avec son bruit blanc et les animaux, consiste en une invitation à se rencontrer tout en reconnaissant ses racines ancestrales et en se respectant les uns les autres.

Le Gamelan est une musique d’ensemble traditionnelle de Bali en Indonésie. C’est typiquement formé surtout d’instruments de percussion. C’est une musique présentée en groupe en toute humilité et respect. Ici, dans la version de R. Murray Schafer, nous, les choristes, formons l’ensemble de percussion avec nos voix. R. Murray Schafer, originaire de Sarnia en Ontario, a été nommé membre des Compagnons de l’Ordre du Canada pour sa contribution comme compositeur reconnu au niveau international de musique contemporaine, et pour son travail de pionnier en matière d'écologie acoustique. Dans le Gamelan, vous n’entendrez que 5 notes, chacune chantée avec un son ou un mot distinct. Comme tel, le « do – ré – fa – sol – si bémol » devient le « dong – deng – dung – dang – ding ».

Finalement, on termine ce service avec le Virelai de virelangues, une toute nouvelle création qui a été composée et nous a été dédiée par notre pianiste Frédéric Lacroix. Nous vous présentons la première mondiale de cette œuvre. Que dire de cette œuvre saupoudrée de virelangues et rappelant des airs familiers de notre enfance? Vous y trouverez des « chats chassant ces chants », des « rafales de la – fa », des « pianos pour poupée, des paniers de bien bon pain pour pompiers pimpants ». Nous remercions Frédéric de nous avoir offert cette œuvre apparemment impraticable, mais finalement tellement réjouissante et gratifiante.


On espère que ce trou normand aura atteint son objectif de réveiller votre appétit; les choristes à leur tour seront certainement excités et soulagés après avoir bu de cette coupe. Et maintenant, place au dessert.